Enfants & ados

Espace parents accompagner son enfant

Des repères pour reconnaître les signes, trouver les bons interlocuteurs et organiser la vie à l’école et à la maison.

Quand faut-il en parler au médecin ?

Les enfants sont naturellement plus souples que les adultes : une grande souplesse, seule, n’a rien d’inquiétant. Ce sont surtout les signes qui gênent la vie de l’enfant, et qui se répètent, qui méritent d’être signalés au pédiatre ou au médecin traitant :

  • entorses, luxations ou « déboîtements » à répétition ;
  • douleurs fréquentes qui limitent le jeu, le sport ou l’école ;
  • une fatigue inhabituelle, qui ne passe pas avec le repos ;
  • des bleus faciles, une peau très fine ou des cicatrices qui s’élargissent ;
  • des nausées, vomissements, une constipation ou des douleurs de ventre qui durent, ou un enfant qui ne grandit pas ou ne prend pas de poids comme prévu ;
  • des malaises ou vertiges en position debout.

Vers qui se tourner ?

Le pédiatre ou le médecin traitant reste le premier interlocuteur : il coordonne et oriente vers les spécialistes si nécessaire.

SED

Plusieurs centres SED accueillent les enfants et les ados : Paris (Necker), Angers, Caen, Poitiers, Tours, Ramonville près de Toulouse, ainsi que Clermont-Ferrand, Marseille, Montpellier, Perpignan et La Réunion, qui reçoivent enfants et adultes.

Les centres SED

Troubles digestifs

Un gastro-entérologue pédiatre explore les vomissements, la vidange de l’estomac et le transit. Les formes sévères, comme la pseudo-obstruction intestinale, sont suivies dans les centres de la filière FIMATHO.

La gastroparésie

Malaises debout

Le POTS apparaît souvent à l’adolescence. Chez les 12-19 ans, on retient une accélération du cœur d’au moins 40 battements par minute en position debout. Un cardiologue ou un neurologue pédiatre peut confirmer le diagnostic.

Le POTS

Autisme et TDAH

Ils sont plus fréquents chez les personnes ayant un SED ou une hypermobilité. Pour un enfant, le médecin peut orienter vers une plateforme de coordination et d’orientation des troubles du neurodéveloppement.

Autisme et TDAH

Douleur

Un enfant peut minimiser sa douleur ou l’exprimer autrement (se replier, refuser une activité). Des consultations spécialisées dans la douleur de l’enfant existent dans de nombreux hôpitaux.

Rééducation

Kinésithérapie, ergothérapie ou psychomotricité aident à stabiliser les articulations, à mieux connaître son corps et à garder confiance dans le mouvement.

Vivre avec le SED et se soigner
Ces dispositifs concernent la France. Dans un autre pays, rapprochez-vous de l’établissement scolaire ou écrivez-nous pour trouver le bon interlocuteur.

À l’école, des aménagements sont possibles

L’objectif : que la maladie pèse le moins possible sur les apprentissages et la vie de classe. Plusieurs dispositifs existent, selon les besoins.

PAI

Le projet d’accueil individualisé est rédigé avec le médecin scolaire, à la demande de la famille, sans passer par la MDPH. Il précise les traitements, les besoins alimentaires et la conduite à tenir en cas de malaise ou de crise.

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PPS et AESH

Le projet personnalisé de scolarisation, décidé par la MDPH, peut prévoir un accompagnant (AESH), du matériel adapté (un ordinateur, par exemple) ou un transport scolaire.

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PAP

Pour un TDAH ou des troubles des apprentissages, le plan d’accompagnement personnalisé organise des adaptations pédagogiques, sans passer par la MDPH.

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Examens

Pour le brevet, le bac ou les concours : temps supplémentaire, pauses, salle à part, ordinateur… La demande se fait auprès du médecin désigné, le plus tôt possible dans l’année.

Sport à l’école

Plutôt qu’une dispense totale, un certificat d’inaptitude partielle permet souvent d’adapter l’EPS : éviter les sauts ou les contacts, réduire la durée, garder une place dans le groupe.

Absences longues

En cas d’hospitalisation ou d’absences répétées, l’APADHE permet des cours à domicile ou à l’hôpital. L’enseignement à distance (CNED) est aussi possible dans certaines situations.

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Trouver son rythme

Bouger, mais adapté

L’activité physique reste bénéfique. Le protocole national conseille d’éviter la compétition, les charges lourdes et les sports de contact ou de pivot, et de privilégier une activité régulière et encadrée (natation, vélo, marche…).

Manger et grandir

Avec une gastroparésie ou des troubles digestifs, le poids et la taille sont suivis de près. Un diététicien aide à adapter les repas ; une nutrition par sonde est parfois nécessaire pour protéger la croissance.

Alimentation

Gérer l’énergie

Les journées d’école fatiguent. Prévoir des temps calmes, étaler les activités et accepter les jours « sans » aide à éviter l’épuisement.

Gérer son énergie

Frères et sœurs

Ils peuvent se sentir mis de côté ou inquiets. Leur expliquer simplement la maladie et leur garder des moments à eux compte beaucoup.

Vous n’êtes pas seuls

Rendez-vous médicaux, examens, échanges avec l’école : accompagner un enfant malade demande beaucoup d’énergie. Croire ce que dit votre enfant, garder une trace de ses symptômes et préparer les consultations ensemble l’aide à se sentir entendu.

  • AEEH : une allocation pour faire face aux frais liés au handicap d’un enfant de moins de 20 ans, demandée à la MDPH. En savoir plus ↗
  • AJPP : l’allocation journalière de présence parentale permet de s’arrêter de travailler pour s’occuper d’un enfant gravement malade (jusqu’à 22 jours par mois), demandée à la CAF ou à la MSA. En savoir plus ↗
Notre fiche parents « Comprendre la maladie de votre enfant » (PDF) ↗

Les questions que se posent les parents

Faut-il dire à mon enfant le nom de sa maladie ?

Oui, avec des mots adaptés à son âge. Un enfant qui ne sait pas ce qu’il a imagine souvent pire que la réalité, ou pense que c’est de sa faute. Notre coin des enfants, écrit pour eux, peut vous aider à lui expliquer.

Le coin des enfants

Ma maladie peut-elle se transmettre à mon enfant ?

Certains SED se transmettent dans la famille, d’autres non : cela dépend du type. Un généticien peut vous expliquer les risques et proposer, si besoin, un test génétique.

La transmission de chaque type de SED

L’école ne prend pas la maladie au sérieux. Que faire ?

Demandez un rendez-vous avec le médecin ou l’infirmier scolaire, apportez un courrier du médecin qui suit votre enfant, et demandez la mise en place d’un PAI. Notre fiche école peut aussi être remise aux enseignants.

Si la situation reste bloquée, écrivez-nous : nous pouvons vous aider à trouver les bons interlocuteurs.

Mon enfant peut-il continuer le sport ?

Oui, et c’est même recommandé, en choisissant une activité douce et régulière. Parlez-en avec le médecin et le kinésithérapeute, qui peuvent conseiller les sports les mieux adaptés.

Je me sens dépassé·e. Vers qui me tourner ?

C’est normal de se sentir épuisé par moments. Maladies Rares Info Services vous écoute gratuitement au 0 800 40 40 43, et nos rencontres permettent d’échanger avec d’autres parents qui vivent la même chose.

Proches, aidants et parents

Information importante

Cette page donne des repères généraux. Elle ne remplace ni l’avis du pédiatre ou des spécialistes qui suivent votre enfant, ni celui du médecin scolaire ou de la MDPH.

Parents, ados : échangeons

D’autres familles vivent la même chose. Nos rencontres sont ouvertes aux adhérents et à leurs proches : un bon moyen de partager astuces et expériences.

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